Les enfants ont leur doudous, des trucs doux velours à tripoter, à se frotter le bout du nez contre pour s’endormir en respirant son odeur, une transition, un fil entre défaite et illusion. Et moi, j’aime me coucher à côté d’un large torse mâle, rassurant ou imposant, un torse velu à tripoter, à laisser les doigts s’entortiller dans les poils soyeux ou drus, des poignées d’amour à malaxer pour évacuer toute tension, et m’endormir avec une longue sucette en bouche…