La cueillette fut bonne jeudi, Avr 7 2011 

Nous avions longtemps marché dans cette forêt. Il me tenait la main, je m’appuyais un peu sur lui, mal à l’aise avec mes bottes échasses, car je m’étais imaginée qu’au premier fourré un peu épais, nous nous serions abrité des regards indiscrets. Mais il n’en était rien. Et je le sentais maintenant hésitant sur la conduite à tenir. L’homme était poli, mis avec une élégance inhabituelle. Je ne pouvais laisser s’en retourner ce Monsieur en costume 3 pièces ainsi. Aussi, j’ai fini par lui lâcher la main pour aller l’appuyer au tronc d’un chêne. De l’autre, j’ai relevé ma jupe derrière, en lui disant : « prend moi! ». La paume de sa main glisse sur l’intérieur de ma cuisse avant de prendre place à plat sur le slip de dentelle noire. Jouant un peu avec le tissu, son pouce est venu s’appuyer à l’orée d’une grotte dont les parois cédèrent rapidement sous la pression. M’ouvrant en deux, il ne pouvait douter de mes aspirations à la chaude humidité qui régnait en ce lieu. Je l’ai entendu se dézipper avant de faire glisser mon slip à mes genoux. Puis il s’est avancé à couvert sous les taillis.
Un homme s’est approché, voyeur impudent, à pas tranquille jusqu’à mes côtés. Comme il se penchait pour regarder, je lui ai demandé de me lécher. Agenouillé sous moi, sur le tapis de feuilles mortes, il a glissé sa langue sur mes lèvres gonflées. Alors un brame a retenti tandis que la sève du premier se répandait.
Nous nous sommes rhabillés sous l’œil réprobateur d’un vieux couple qui passait. Mais moi, au fond des bois, je ne vois que deux activités possibles : la chasse et la cueillette!

Leitmotiv mardi, Jan 25 2011 

C’est doux, c’est chaud
Ses doigts, son sexe
En moi vont et viennent
Dans la chambre d’en face, sa femme dort-elle ou l’attend-elle?
Je serre les dents, plaisir muet pour ne pas attirer ses soupçons
Si toutefois, elle ne l’a pas entendu ouvrir la porte de ma chambre

C’est doux, c’est chaud
Ses doigts, son sexe
En moi vont et viennent
Songe-t-il à elle lorsqu’il s’installe sur moi?
Pourquoi moi? Combien d’autres?
Pareilles ou différentes?

C’est doux, c’est chaud
Leurs doigts, leurs sexes
En moi vont et viennent
Les mêmes questions à chaque fois reviennent
M’ont-ils aimée ou juste désirée
Ces questions, se les ont-ils posées?

C’est doux, c’est chaud
Leurs doigts, leurs sexes
En moi vont et viennent
Les mêmes histoires qui se répètent à l’infini
Ne plus réflechir pour pouvoir jouir
Oublier la souffrance qui naît de ces questions dans la jouissance
Mais finir seule, dégoulinante, écartelée, décervelée.

C’est doux, c’est chaud
Tes doigts, ton sexe
En moi vont et viennent
C’est bon et j’aime.
(Et l’Autre?)

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer