Sur la grand place mardi, Fév 23 2016 

Le manège tourne à une vitesse raisonnable, il a gardé l’apparence des vieux manèges avec ses chevaux de bois. Ça sent la barbapapa et les gaufres. La musique année 80 raisonne. Une envie de danser me prend.
Je regarde l’heure, chronomètre la durée d’un tour de manège, m’arrange en insistant un peu pour que les enfants fassent un dernier tour, paie, les installe et quand le manège s’ébranle, je cours rejoindre la piste où se déroule la soirée mousse. J’ai pour moi, le temps d’une chanson.
Un flash m’éblouit, je cligne des yeux dans sa direction et le reconnaît immédiatement. Il s’avance vers moi sur la piste. Cela faisait si longtemps! La musique n’est pas propice au rapprochement, il est sans doute trop tôt. Mais qu’importe. Je sens ses mains glisser le long de mon dos, il m’attire vers lui. Je m’abandonne à la chaleur de ce corps. Il m’a reconnue! Je n’en reviens pas mais que j’en suis heureuse!
Je souris en le regardant. Le bip du téléphone m’annonce qu’il est l’heure de reprendre mes habits de maman. La robe collée à la peau, les cheveux défaits par la mousse, je ne suis pas sous mon apparence la plus sexy, qu’importe! Je dépose sur ses lèvres un baiser et m’enfuis…

A voir et à revoir lundi, Fév 22 2016 

Derrière la vitre sans tain, j’observe. Ils sont là, plusieurs couples rieurs, plus ou moins complices.

Ce n’est pas la première fois que je joue ainsi les voyeurs. Ils ignorent tout de ma présence.

Tantôt ils se déguisent, ça désinhibe! Ils en profitent pour se palper, sous prétexte de vérifier la qualité du costume, donner à rire de leurs expériences comme celui-là qui explique que pour enfiler son déguisement de wonderwoman il s’est offert une épilation intégrale en institut et qui écarte le bas du maillot pour laisser l’assemblée admirer le résultat. Cette autre là-bas qui plonge les mains dans le rembourrage de coton de celui qui s’est travesti en Serena Williams en mini short!

Tantôt ils se dénudent, s’offrant à voir leur corps. Peut-être pour mieux se persuader qu’ils sont libres. Libres de tout tenter, de tout oser. Ils ne se disent rien de ce qu’ils voient, mais ils mattent avec délectation, guettant le moment où celle-ci changera de position, dévoilant discrètement la béance de sa chatte mouillée de l’excitation d’être vue. Remarquera-t-elle alors le léger tressautement d’une des queues approbatrices? Et si oui, comment s’opérera le rapprochement, là, au milieu des conjoints, pas si indifférents à ce qui se passe mais qui ne feront pas d’esclandre : l’amitié sera sauve!

Dans le jaccuzzi, les corps se touchent, pas de main baladeuse, mais un contact bien senti. Plus tard, nus, ils gagneront la plage et au prétexte d’aider l’autre à se débarrasser du sable, leurs mains frôleront les chairs intimes, sous le prétexte du jeu. Jeu de provocation. Chacun peut jouer. Mais chacun pris séparément a-t-il réellement son libre arbitre? Qui est assez fort pour ne pas se laisser entraîner dans la provocation? Un seul d’entre eux pourra-t-il se soustraire à une caresse trop insistante? Qui a le pouvoir de protester? La présence de leur moitié retiendra-t-elle celle-ci de mordiller le lobe de l’oreille de son voisin vers lequel elle se penche pour discuter parce qu’il y a trop de bruit? Et celui là qui prend la pose les mains ouvertes devant une paire de seins qui n’est pas celle de sa femme, ne va-t-il pas trébucher juste après pour ne rien manquer de l’occasion qui lui est offerte?

Sur quelle alchimie vit cet étrange manège, où chacun s’offre l’illusion de plaisirs plus libertins, prenant prétexte que la nudité est naturelle et leur amitié infaillible? Et moi, la moitié invisible, absente de ces débordements, dois-je trouver cela normal quand il la regarde, les yeux brillants de désir, tandis qu’elle ôte son soutien gorge à quelques centimètres de son visage tout en se penchant vers lui pour tirer sur son boxer?

En verve! samedi, Sep 3 2011 

J’ai dégusté à Anvers,
Quelques travers.
Puis, je me suis mise au vert,
En prenant à travers le pré
Dans cet univers,
J’ai trouvé un ver,
Mais un vrai ver,
Pas un en vair.

Ce pervers,
Nu comme un ver,
Me lisait des vers.
En buvant un verre,
Je l’écoutais.

Puis vers lui j’allais
C’est ainsi qu’il m’a mise
A l‘envers
C’est ainsi qu’il m’a prise :
A revers!

Expiation mercredi, Août 31 2011 

Dans ma jeunesse (vous avez vu, on dirait un vieux sage qui parle!), je me suis posée la question d’entrer dans les ordres. Faut-il y voir de ma part une prédisposition à la soumission? Je l’ignore (mais j’espère lire l’analyse de trex sur ce sujet…).
Je m’en était confiée à quelqu’une, que j’ai revue tantôt. Je l’avais eu au téléphone et lui narrait mes chemins de perdition. Elle me répondit, à ma grande surprise, qu’elle-même souhaitait en faire l’expérience et nous nous donnions rendez-vous à l’endroit où je lui avait fait des confidences bien des années plus tôt.
Un jour de houle où le vent soufflait comme un démon sur la lande, je l’attendais donc à l’Oustaou de Diou. Le temps était mauvais et l’endroit désert. Je vis enfin une silhouette avancer à ma rencontre. Puis une autre et une autre encore. Je n’en revenais pas. Il n’était pas prévu que la partie se joue à quatre. Mais j’avais foi en moi pour réussir à satisfaire tout le monde!
Les silhouettes s’approchaient, on aurait dit trois fantomes bleus, tant elles semblaient perdues dans leurs voiles et leurs robes trop amples qui leur battaient le corps!
Enfin, elle était là. Elle me salua tandis que les autres gardaient le silence. Je restais un instant ébahie : les fantomes n’étaient autre que des soeurs. Elle m’annonça alors que l’heure du jugement avait sonné pour moi. Aussitôt ses deux comparses se saisirent de moi et m’attachèrent vivement les mains dans le dos. Elles arrachèrent mes vêtements avec frénésie. Elles attachèrent l’autre extrémité de la corde à un arbuste solide au bord de la falaise puis me poussèrent dans le vide.
J’ai crié de peur d’abord. De douleur ensuite! Elles avaient prélevé quelques branches épineuses et s’en servaient comme de fouet. Je courbais la tête pour protéger mon visage. Je regardais mes larmes et mon sang rejoindre l’immensité bleue au dessous de moi.
Je n’osais me débattre mais ne maîtrisais plus ni mon corps, ni le sort que l’on me réservait. La peur du vide m’envahissait un peu plus chaque minute.
Elles m’ont abandonné là.
Il a fallu qu’un pêcheur passe et me remonte. Bon Dieu, qu’il avait les mains douces…

Morbide été mardi, Août 16 2011 

« Pardon, Monsieur! » Il est assis à notre table. Début soixantaine, le dos qui se voûte lentement mais sûrement, tandis que ses tempes grisonnantes marquent le passage des ans dans ses cheveux d’ébène. Son oeil brille en glissant sur mon décolleté projeté sous son nez, lorsque je me penche à côté de lui pour débarrasser. Je capte son regard, son sourire géné. Je dois avoir l’air trop étonnée ou trop réprobateur : on se connaît depuis si longtemps tous les deux, mais sans jamais approcher de tels chemins. Il s’excuse d’un maladroit : « oh, ma poulette! » tout en saisissant ma main au passage.
Je me dirige vers les cuisines mais à mon retour, il me barre le passage dans le couloir et me pousse dans la première pièce venue.
Dans la salle de bains. Des larmes. Les médecins l’ont condamné. Court terme. Six mois, un an. Il ne veut pas, bien sûr. Pourtant, je le sens qui capitule, peu à peu. L’heure de la résignation a sonné mais il se débat encore. Et sous mes doigts, il vibre encore. Et je voudrais tant qu’il puise dans ce corps à corps l’envie de continuer à lutter pour lui.
Alors, serrés l’un contre l’autre, il me dit : « que c’est bon! » avant que l’on rejoigne les autres convives…

A version dimanche, Août 14 2011 

Invitation spéciale par l’entremise de connaissances communes. Belle campagne ensoleillée en cette douce soirée d’été. La piscine semble le passage obligé avant l’apéritif. Mon hôte, sa femme et quelques invités s’ébattent déjà dans l’eau. Lorsqu’à mon tour, je m’approche du bord, mon amie me présente et je suis acceuillie par un jet d’eau façon cachalot sorti tout droit de la bouche de notre hôte, que je rencontre alors pour la première fois. Désagréable impression.
Mi-quarantaine, à vue de nez, grisaillant, bedonnant, un visage dur avec des yeux acier mais dont les traits me paraissent familiers, ainsi que son accent, sans que, sur le moment, je puisse en identifier la cause.
L’eau ayant fraîchi, chacun éprouve le besoin de se réchauffer à l’alcool. Autour d’un verre, il évoque son parcours et sa nostalgie des baraques à frites. Je souris à cette évocation, comprenant enfin la familiarité des traits et de l’accent. Quelqu’un se tourne vers moi et crois bon de faire remarquer “ah, alors!”. Aussitôt, l’homme venu du Nord me questionne : “t’es de là-haut aussi, ti?” C’est malin, me voilà obligée de réciter mon pedigré, ce dont j’ai horreur, pour échapper au test du patois. Et en plus, il me tutoie sans me connaître. Fâcheuse soirée.
Comble de malchance, il se sent alors en terrain conquis et commence à raconter comment, Maître en sa demeure, il règne, enlevant au passage tout fard à sa bourgeoise. Demande-t-elle une aide? Qu’à cela ne tienne! Mais elle devra patienter quelques jours cependant! Il raconte ses frasques, fier, semble-t-il, de faire le contraire de ce qu’elle espère. Je la regarde alors. Elle l’excuse encore, d’un sourire triste en murmurant : c’est ma faute aussi, j’aurai dû deviner qu’il deviendrait comme ses parents! Je me demande pourquoi aucune révolte ne gronde en elle alors qu’au fur et à mesure que le récit avance, la moutarde me monte au nez.
Je note toutefois que le bonhomme ne me lâche pas des yeux et l’idée me vient alors de lui faire la leçon. Si cela fonctionne, ce sera une première pour moi et j’avoue que là, sans préméditation aucune, je marche sur des oeufs. Pourtant, je lance sur le ton de la plaisanterie mais avec une oeillade bien appuyée : “chez moi, c’est différent, je fouette celui qui ne respecte pas ma loi!” Excité, il répond en se frottant les mains “oh oui, oh oui, le fouet!”
Plus tard, dans la nuit, on se retrouve seuls, à quelques pas des invités. Il me propose alors de mettre en pratique. Nous nous dirigeons vers un cabanon qui lui sert d’atelier. Il l’ouvre, allume la lumière et me dit : à toi de jouer! Très vite, je repère quelques cordes et je l’attache à genoux devant son établi. Il m’indique ensuite qu’il se sert d’un martinet pour éduquer ses chiens et que celui-ci se trouve dans un tiroir de la console dans l’entrée. Je l’abandonne alors quelques minutes pour aller chercher l’instrument de torture. Je fais un détour par la petite fête, histoire que personne ne se doute de ce qui se trame. J’en profite pour récupérer aussi un verre de whisky. “Glaçons?” “Non, sec!”
Je ne bois jamais de whisky, sauf quand je fais des bêtises…
Je regagne le cabanon, bois une gorgée du liquide doré, pose mon verre sur l’établi et exécute la punition.
Clac! Le premier coup s’abat directement sur le fessier du monsieur. Il rigole. Tu peux frapper plus fort, tu sais, je suis un homme, moi!
Clac! Comme cela, cher ami? C’est mieux!
Clac! Et ainsi? Très bien!
Clac! Combien en voulez vous? Cinq!
Clac! Nous y sommes, mais c’est moi qui décide ; je dirais donc dix!
Je continue en rythme. Avec le temps, il semble trouver cela moins agréable, aussi je m’accroupis derrière lui et passant ma main entre ses cuisses, je m’en vais vérifier qu’il est bien dressé. Ma main lui redonne un peu de vigueur, je reprends alors mon manège tandis que son pantalon, sous les coups se désagrège.
Clac! C’est assez, me dit-il!
Clac! Comment oses-tu?
Clac! Pour la peine, je continue.
Au bout d’une nouvelle série, je me glisse sous lui, me colle, me frotte. Mon visage sous sa ceinture, mes mains qui le déboutonnent et ma langue qui glisse sur son torse lui donnent envie de rejouer.
Alors, je continue le maniement du fouet. A tour de bras.
La gaillard n’est plus si fier maintenant que saigne son derrière. Ses rires font place à des grognements. Il se tortille pour éviter les coups. Sa douleur m’hypnotise. Je bois, je fouette et je caresse tour à tour.
Combien de temps cela a-t-il duré, je l’ignore. J’ai mal au poignet. Quand soudain la porte s’ouvre. Les invités, inquiets de ne plus voir leur hôte, sont là. Ils restent muets un instant face au spectacle qu’il leur est donné : l’homme en chemise, encordé, agenouillé, cul nu n’a plus rien du roitelet qui les recevait il y a quelques heures à peine.
Reprennant mes esprits, je laisse tomber le fouet et me dirige vers la porte d’entrée, tandis que d’autres, un peu emméchés, se saississent de l’objet pour poursuivre ma besogne. Et dans un brouhaha, je distingue un hurlement. Je me retourne : les lanières viennent de laisser une trace rouge sur la chemise bleu ciel.
Je finis mon verre tout en respirant l’air frais de la nuit, le pose sur une table et quitte la partie. Je croise alors sa femme : “vous devriez y aller”, lui dis-je.
Plus jamais, je ne serai invitée…

Et ta dame… mercredi, Avr 6 2011 

Je guette ses pas dans le couloir. Installée dans son bureau, j’écris en l’attendant. J’écris parce que cela fait presque deux heures que je poireaute là, à attendre qu’il ait enfin réglé ses affaires, et parce que j’ai fini par perdre patience. La fenêtre est ouverte. Dehors, les mouettes crient.
Soudain, sa voix résonne, il salue un des derniers collaborateurs encore présent. Distraite, j’ai lâché mon papier qui s’envole à cause du courant d’air lorsqu’il ouvre la porte. D’un bond, je me lève et me penche par dessus le bureau pour rattraper mon bien. Il murmure : voilà une position bien intéressante!
Alors, je m’immobilise. Il s’approche. Sa main caresse mes cheveux, glisse sur mon cou qu’il enserre un peu puis le long de mon dos lentement, passe sur le rebond de mes fesses, descend le long de la cuisse puis remonte à l’intérieur sous la jupe, frôle le sillon de mon intimité.
A ce moment là, son portable sonne. Brusquement, il me laisse pour répondre. Il s’éloigne un peu mais quelques mots frappent mon oreille : à tout de suite, Chérie. Précipitamment, il raccroche, me tend ma veste, me pousse dans le couloir vers la sortie de secours en m’expliquant : ma femme arrive, file par ici. Et alors que la porte se referme sur moi, je l’entends s’écrier sur un ton enjoué : mais quelle surprise!
A tâtons, je cherche l’interrupteur pour éclairer les escaliers. Il est difficile parfois d’être l’autre…

Paul position lundi, Mar 21 2011 

C’est un jeu amusant que celui pratiqué il y a peu. Fête d’anniversaire. Sur le tapis, en position litigieuse, quelques énergumènes dont je fais partie.
Paul a la jambe droite croisée devant la jambe gauche et bascule vers l’avant. De mon côté, je suis forcée de passer mon bras gauche par dessus sa taille tout en me penchant en arrière. Si nos contorsions ne me permettent pas de toucher le sol, elles m’autorisent cependant à vérifier la fermeté des cuisses et des fesses appétissantes de mon partenaire. L’humeur de tous étant lutine, je glisse ma main entre ses jambes pour parvenir à la poser par terre, non sans avoir tenté quelques essais infructueux au préalable, tâtant deci delà bien d’autres choses en toute impunité…
D’ailleurs Paul semblait apprécier la mascarade, le regard perdu dans mon décolleté.
Et devinez comment fini cette joyeuse bousculade…

Délire jeudi, Mar 17 2011 

Aujourd’hui je porte une robe courte mais sage : l’ample décolleté est masqué par un effet de chemisier. Pas de talons vertigineux. Lunettes sévères. Oui, mais…
Ma robe est dotée d’une longue ceinture qui pend à l’arrière et j’ai soudain l’idée (promis, je n’ai rien fumé : je ne suis pas amatrice de paradis artificiels) d’un appendice long et fin poussant en haut de mes fesses et capable de me procurer de l’auto-satisfaction…

Sous le soleil lundi, Mar 14 2011 

Sous le soleil, j’ai brûlé ma peau. Elle a pris une jolie coloration mordorée.
On sonne. Je quitte le transat où je m’étais installée, tranquille à bouquiner une énième édition d’un livre sulfureux que je dépose à l’envers, ostensiblement ouvert à la place libre que je viens de laisser.
Il est 9h00 du matin. Certainement mon voisin, invité au motif fallacieux, de préparer une petite soirée de quartier.
Je lui ouvre. Pas rasé, cheveux mouillés, il sort visiblement de la douche et fleure bon le mâle. Sa chemisette kaki ouverte jusqu’à mi torse pend sur un bermuda rose pâle. Il me regarde et semble surpris : je ne porte qu’une courte tunique en maille ajourée qui ne cache pour ainsi dire rien de mes formes. Mais ses fenêtres donnant sur mon jardin, il a du certainement plus d’une fois me voir dans des tenues moins habillées encore. J e me hisse sur la pointe des pieds pour l’embrasser, pressant au passage un peu mes seins sur son torse. Dans le même temps, il saisit mes mains qui s’aventurent, possessives, sur ses cuisses, et les retient. Il plonge son regard dans le mien : il semble dubitatif. L’instant est critique : il peut encore s’envoler!
Je joue les innocentes, garde ses mains dans les miennes et l’entraîne vers le salon de jardin. Je l’invite à s’asseoir. Ses yeux se posent sur la couverture osée du livre abandonné là à dessein, mais il ne dit rien. Il choisit une chaise, un peu plus loin, devant la petite table qui porte les verres et la carafe de jus d’orange, sains rafraichissements. Je lui fais face.
Notre discussion est d’abord bon enfant. Sous la table, je balance nonchalamment mes pieds nus. Il sursaute au premier contact. D’un air sérieux, je m’excuse. Je laisse passer quelques minutes, puis recommence mon manège. A nouveau, son regard se fait interrogateur. Je rigole comme une enfant prise en flagrant délit, tout en murmurant un « je suis désolée » des moins convaincants. D’ailleurs, convaincu, il ne l’est pas. Mais son visage a changé d’expression. Il se demande sans doute si je le cherche ou pas.
Notre conversation reprend son cours, anodine, jusqu’à ce que délibérément, lentement, je fasse glisser mon pied sur sa jambe. il se tait alors, et me laisse faire. Je remonte ainsi un peu, puis redescend. Je répète plusieurs fois le même mouvement comme pour prendre mon envol et mon pied finit sa course sur l’entrejambe de mon vis-à-vis qui était resté immobile. Il saisit alors mon pied dans ses mains m’empêchant de bouger. Et sa main effectue sur ma jambe des caresses similaires à celles qu’il vient de recevoir. Parvenu en haut de mes cuisses, il tire brusquement sur la jambe qu’il tient. Déséquilibrée, j’ai glissé sur ma chaise lui livrant du même coup, passage.

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