Les enfants ont leur doudous, des trucs doux velours à tripoter, à se frotter le bout du nez contre pour s’endormir en respirant son odeur, une transition, un fil entre défaite et illusion. Et moi, j’aime me coucher à côté d’un large torse mâle, rassurant ou imposant, un torse velu à tripoter, à laisser les doigts s’entortiller dans les poils soyeux ou drus, des poignées d’amour à malaxer pour évacuer toute tension, et m’endormir avec une longue sucette en bouche…
Quand le chat n’est pas là! lundi, Fév 28 2011
rétroviseur caresses, effeuillage, lingerie 22:57
« Waow, j’adore! » s’exclame une voix derrière moi. Je me retourne. Vestiaires après le cours de gym. Il n’y a plus qu’elle et moi. Elle réitère son compliment en s’approchant. « J’adore ton haut! » Bon, à cette minute là, mon haut en question est un bustier à carreaux gris et blanc, rehaussé d’une broderie blanche sur le haut des seins. Elle me regarde en souriant, passe son index sur la broderie et quitte la pièce.
Quelques heures plus tard, fin de pause dans les couloirs. Je caresse du regard le beau brun champion d’aviron face à moi, je gouterai bien à ses lèvres figue mûre. Soudain, une déferlante de filles s’approche, et parmi elles, mon admiratrice du matin qui pousse un cri en me voyant, me saisit par la main, m’entraîne dans les toilettes les plus proches suivies de son armada en déclarant à la ronde : venez, venez voir!
Je jette un coup d’oeil dépité au beau brun qui me sourit extatiquement, me semble-t-il, et suit la horde femelle sans résistance.
« Allez, allez, fais voir! » s’impatiente une grande brune. Alors, j’ai ouvert mon chemisier pour satisfaire leur curiosité
Des mains s’en saisissent, d’autres touchent le tissu. Un brouhaha s’ensuit. Un joyeux désordre, où chacune montre ses atours, se dénude. Vient l’heure des transgressions, des mains qui glissent sur la peau, sous le tissu. Petits cris étouffés. Chaleur. Pressions. Bousculade bruyante.
Puis chacune se rhabille, nous sortons en mêlée groupée et nous nous dispersons dans les couloirs.
Haut voltage mardi, Fév 8 2011
tendresse caresses, rencontre 21:12
Il était électricien, si je me rappelle bien. Débarqué chez moi en tenue de travail, j’avais posé mes conditions sous forme de proposition commerciale : un deuxième tour de manège gratuit si nous évitions le grand huit au premier tour. Étonné d’abord, il a fini par négocier une remise de 50% pour la première fois, n’étant pas sûr d’y revenir. Une fois les clauses particulières établies, nous nous sommes approchés.
Lentement, j’ai dézippé son bleu de travail, découvrant avec surprise et intérêt qu’il ne portait rien en dessous. J’ai exploré son torse large et musclé (allez, allez, Messieurs, soyez beaux joueurs), jouant avec la pilosité de sa poitrine virile, poussant les caresses jusqu’en des lieux plus sensibles, pendant qu’il faisait de même. Impressionnée par tant de douceur, j’étais à deux doigts de me pâmer lorsqu’il a cessé brusquement. Il n’a eu que faire de mon regard implorant, me murmurant à l’oreille : « j’ai rempli ma part du contrat ».
Encore bandé, il s’est rhabillé. Électrisée, je lui demandais : « tu reviens quand? ». « Très vite », dit-il en souriant.
Et je suis restée là, le feu au ventre.
Ainsi, je te veux au soir vendredi, Fév 4 2011
désir and sensuelle and tendresse caresses, corps, gourmandise, repos 22:05
Soir d’orage en pleine montagne. Dans le petit chalet perdu au milieu des bois, un couple fatigué va se coucher.
Ils ont marché la journée durant, sous le soleil. Gravir le sommet, pique niquer là-haut, au bord d’un névé, écaler les œufs durs sur une petite pierre, déguster les tomates juteuses. Passe moi le sel, s’il te plaît. Se manger la bouche, dévorer des yeux le paysage alentours. Prendre des photos pour montrer aux enfants la beauté des cimes. Se faire des souvenirs nouveaux. Bonheur simple. Puis redescendre de ce paradis terrestre, le sac à dos léger, le cœur aussi. Marcher au rythme l’un de l’autre, se prendre la main furtivement. Revenir au chalet, s’étendre sur la chaise longue, un livre à la main. Profiter de l’été. Préparer le dîner léger : salade et grillades. Il caresse son ventre, lui mordille le cou pendant qu’elle détaille les légumes. Il graisse la viande, ajoute quelques herbes de Provence, elle saisit ses doigts, les lèche en lui adressant un regard équivoque. Ils rient. Repas tranquille sur la terrasse. Il a sans doute débouché une bonne bouteille.
– « Dis, tu te souviens? »
– « Oui. Qu’est ce qu’on fait demain? »
– « Et ce soir? »
– « Ce soir, ma belle, ma douce, ce soir, comme tous les soirs, je vais tenter de te conquérir ».
Ils échangent un sourire complice, leurs yeux pétillent.
Le soleil se couche, vaisselle. La douche, ensemble, toujours. L’un contre l’autre. Elle passe ses doigts dans les boucles de son torse : « tiens, un nouvel intrus! », murmure-t-elle. Il répond, l’air exaspéré : « encore un poil blanc! Je vieillis et tu ne te prives pas de me le faire remarquer, vilaine! » Ils s’embrassent, se sèchent, s’étendent nus sur le lit. Il fait chaud, lourd.
Dehors, les premiers éclairs zèbrent le ciel. Elle lui tend le lait après soleil anti-vieillissement. Il râle « encore tes crèmes! », mais lui étale avec application sur les épaules, les cuisses, les mollets, la massant doucement. Elle soupire de bonheur. Il s’allonge à côté d’elle : « à mon tour, maintenant ».
Un soir d’orage en pleine montagne, un couple fatigué de sa longue marche, se couche.
Les muscles de leur corps les font un peu souffrir. Mais, pourtant, leurs corps nus se touchant presque, les yeux dans les yeux, ils s’observent avec gourmandise. Leurs mains commencent un lent ballet, ils s’enlacent bientôt. Sexes collés, ils se frottent lentement.
Le tonnerre gronde maintenant, leurs souffles se mêlent. Le torrent proche a tant grossi à force de charrier des pierres qu’il n’est pas loin de déborder de son lit. Eux aussi sont trempés. Leurs râles de plaisir viennent s’ajouter au concert des éléments. Le torrent déborde ; il jouit en elle.
L’orage s’éloigne, l’accalmie revient aussi dans le chalet. De sa main, il dessine les rides de son visage. Elle l’écoute lui dire des mots d’amour et promène sa langue sur son cou salé. Tendres moments.
Un soir d’été en pleine montagne, un couple dans la soixantaine, amoureux repus, se glisse sous les draps pour s’endormir enfin.
Bonne nuit, Chéri.
Ô chaude! lundi, Jan 24 2011
Uncategorized caresses, corps, sensualité 20:42
(Décidément, un thème récurrent ces derniers temps.)
Après une soirée arrosée, dans tous les sens du terme, nous avions fini en transes. Il était temps pour moi de partir, aussi, je me dirigeais vers la douche, histoire de reprendre une allure plus présentable. Je fais couler l’eau brulante sur ma peau. La vapeur envahit l’espace. J’aime ce moment de sérénité. Il me rejoint sous l’eau, râle un peu parce que c’est trop chaud. On se savonne en silence. Puis, il m’attrape par les hanches, me serre contre lui. Nos corps se frottent. C’est doux, la mousse partout! Je sens son regard se perdre dans mes yeux. Il rouvre l’eau et me dit : viens, je vais te rincer. J’ai horreur d’avoir de l’eau dans la figure, alors je me retourne et il rince mes cheveux longs, puis la douchette se promène le long de mon corps. Il appuie sur le stop douche et me serre à nouveau contre lui. Je prends conscience de son membre raidi qu’il tente, malgré la promiscuité de maintenir hors de contact. Mais comme je fais le geste inverse, il saisit mes poignets, me plaque les mains au mur, se colle contre moi, et alors que son sexe se positionne contre le mien, il murmure à mon oreille : « je peux? ».
J’aime les hommes polis, alors je n’ai pas joué les reines, tellement heureuse de recevoir une si douce demande…
Chapitre 2 : cauchemar samedi, Oct 23 2010
Uncategorized baiser, caresses 20:25
Je suis là tourbillonnant dans le flot des enfers. Soudain, un roi, qui a les pieds sur terre, se penche, regarde vers mon précipice. Miaa se fait belle et provocante. Il la remarque. Je lui crie « sauvez moi! » et il me tend une échelle. Je gravis les premiers échelons. Il dessine pour moi un septième ciel. Puis, de sa voix dure et impérieuse, il m’arrête : tu le veux, prouves le! Je le regarde crâneuse et affirme « d’accord! ». Mai au même moment, je sens l’image de Miaa qui se craquèle. Dessous, il y a Moi, une moi hideuse, qui cache mal ses blessures. Et je ne veux pas qu’il me voit ainsi. Je lutte quelques instants contre le vertige qui m’envahit, je me sens bien incapable de faire ce qu’il demande. L’angoisse me prend à la gorge, les larmes qui coulent sur mon visage éteignent la flamme, mon cœur en lave ainsi refroidit se fait pierre froide. En un instant, je redeviens poussière et dans un ultime effort pour masquer ma laideur, je replace le masque, ramasse les lambeaux de peau, saute à côté de l’échelle. Là, les deux pieds sur terre, j’aperçois une porte. Sans plus réfléchir, je fonce et me précipite dehors. Je l’entends qui me rappèle, j’entends ses mots d’amour. Trop tard, ils glissent sur le latex de ma combinaison sans plus pouvoir atteindre mon cœur. Arrivée dehors, je cherche encore mon air, je crie mais pas un son ne sort…
Pas un son ne sort, mais tes lèvres prennent les miennes, tu me serres contre ton cœur. Tu caresses mes cheveux en murmurant : ce n’est qu’un cauchemar. En ce petit matin brumeux, c’est à tes côtés que je me réveille, que puis-je rêver de mieux?
