Mots d’elles samedi, Sep 17 2011 

Il me dit qu’elle le fait rire
Il me dit qu’il l’a faite rougir
Mais moi, j’m’en fous, j’veux pas l’entendre

Il me dit qu’elle le trouve beau
Il me dit qu’il l’appelle chérie
Et moi, j’trouve ça très indécent

Il me dit qu’elle lui donne de ses nouvelles
Il me dit en rigolant “je lui ai proposé de lui faire un enfant”
Moi, j’ai plus rien à lui répondre

Il me dit …
Mais qu’il la baise!
Il me dit …
Surtout qu’il se taise!

Philosophie de boudoir dimanche, Juil 10 2011 

En tête à tête avec moi, la rousse Gaelle ressurgit d’autrefois. Perdues de vue, retrouvées autour d’une tasse de thé. Échanges habituels : “tu vas bien? ton job?”. Puis la conversation dévie longuement sur les enfants, leurs dernières bêtises, leurs bons mots, les petits moments de tendresse quand ils trouvent que leur maman est une Princesse… On passe aux poissons rouges et autres animaux dont on s’entoure pour oublier le vide de nos vies. Le papa fait aussi l’objet de discussion, s’il est encore là ; mais jamais on évoque ouvertement nos couples respectifs. Sujet trop intime peut-être, pourtant, on se confiait tout à l’époque. Par fierté peut-être ou par un postulat essentiel : çà ne peut qu’aller, tout nous réussi, nous sommes forcément des “winners”. Pourtant, je devine, dans ses yeux verts, la lassitude ou l’habitude.
On se promet que la prochaine fois on se verra avec toute la smala. Ce qu’on ne se dit pas, c’est qu’ainsi on se jaugera :est-elle vraiment meilleure que moi? La bonne éducation des enfants, la solidité du couple seront les indices de réussite. Mais nous reverrons nous, c’est peu probable.
Je trempe un boudoir dans mon thé, il est l’heure de se quitter.
Sourires tristes qui se croisent, quand penchée à sa portière pour un dernier au revoir, en démarrant la voiture, le haut-parleur nous fait entendre “fatiguée d’attendre”. Nostalgie de nos années à nous, à nous deux, peuplées de désirs masculins, mais où nous tenions par la main … en cachette.

Le nouvel homme mardi, Juin 28 2011 

Il est entré dans ma vie par un beau soir d’été, vision idyllique de cet homme nu sur lequel je suis la première à poser les mains. Bien sûr, j’ai saigné pour l’avoir, mais de le sentir passer entre mes cuisses, quelle récompense! La chaleur de sa peau ensuite, lorsqu’il s’endort contre moi, qui me donne des envies de nouveaux corps à corps. Le désir qui renaît dès que ses lèvres effleurent mes seins…
Il est l’un des seuls hommes qui peut mettre en oeuvre, sans que je m’en offusque, les pratiques les plus sales.
Bref, une nouvelle peau à caresser, de beaux yeux à découvrir, mille baisers à partager.
Oui, mais ces caresses et ses baisers resteront éternellement chastes, puisque c’est de mon fils, dont il s’agit ici!

En-cas vendredi, Mar 25 2011 

J’ai retrouvé Eros, dans un dédale d’allées. Je me suis jetée à son cou, et comme il ne me rejettait pas, j’ai savouré l’instant. J’ai déposé un bisou sage dans son cou, puis ma bouche affamée, entrouverte est remontée lentement sur sa peau rugueuse jusqu’au lobe de l’oreille. Lorsque je l’ai saisi entre mes lèvres, il soupira d’aise. Profitant de ce moment où il gardait les yeux fermés, dans l’attente de la suite, j’ai repris le chemin inverse en direction de son menton pour filer droit à sa bouche. Nos langues se taquinent, favorisant la montée du désir. Il me plaque contre lui pour masquer un peu l’effet que je lui fais. Les grands magasins ne nous permettent pas d’aller plus loin, nous nous contenterons de cet en-cas!

Se consumer mardi, Mar 15 2011 

Je sens ses yeux perçants se poser sur moi. Il me deshabille. Un regard glisse sur mes épaules et les bretelles de ma petite robe rouge lâchent d’un coup. Elle tombe à terre dans un bruissement doux de tissu. J’ai froid. Il ne me quitte pas des yeux. J’en tremble encore plus d’autant que sous la robe je ne portais qu’un slip. Le frisson qui me parcourt fait s’ériger de désir la pointe de mes seins désormais offerts à sa vue. D’un oeil distrait il caresse mes hanches, puis sa vision s’arrête sur mon slip qui s’embrase instantanément. Je suis nue devant lui et n’espère plus qu’un geste de sa part pour me sortir de l’embarras où je suis…

Inconstance jeudi, Jan 27 2011 

Il y a ce beau blond dans sa voiture décapotable, qui emprunte assez régulièrement et partiellement le même trajet que moi. Ce soir, c’est au dernier feu avant l’entrée sur la voie rapide que nos voitures se retrouvent côte à côte. Je démarre la première, derrière, il me suit. J’accélère, me faufile, il ne lâche rien. Mais les embouteillages ont raison de notre jeu, je garde la tête. Pourtant, secrètement, je voudrais bien qu’il me rattrape, me fasse un signe (un appel de phares, un coup de warning…) pour m’indiquer d’être docile. Alors, je me serais rangée sur le bas côté, sans doute. Mais je roule plus vite, histoire de mettre de la distance entre lui et moi. Lorsque je quitte la voie rapide, je ne l’ai pas revu, c’est triste!

Chut! mercredi, Jan 26 2011 

Un soir tard, il me reçoit dans ses bureaux. Quelques salariés zélés, l’équipe de ménage traînent encore dans les couloirs. Alors, il m’entraîne au bout d’un couloir dans un petit local fermé. Il ne s’agit pas de notre première rencontre, aussi, connaissant mieux ses goûts et ses envies, je plaque mes mains derrière sa tête, attirant son visage dans mon décolleté en murmurant : mords moi, s’il te plaît, éteins dans la douleur de la morsure, ce feu qui me ronge.
Il se dégage alors, saisit ma nuque de sa main gauche, m’obligeant à me courber en deux. Et sa main droite vient claquer sur le rebond de mes fesses. Je pousse un léger cri de surprise. Il frappe de nouveau en disant : « taisez vous! » Puis encore, il me fesse en disant « décidément, Mademoiselle, vous n’êtes pas sage du tout », et comme je proteste avec véhémence, une nouvelle claque s’abat. Alors, je me suis résignée à recevoir encore quelques coups, mais cela n’a pas duré : il avait mieux à faire que de me frapper!

Secouez moi! mercredi, Nov 3 2010 

Matin gris, tiède ondée. Désir fulgurant comme une douleur au creux du ventre. Ventre creux affamé. Hélas, il n’est pas temps, il n’est pas l’heure : les câlins devront attendre. La frustration grandit au fur et à mesure. Ce vide né entre mes cuisses m’emplit comme l’air gonfle un ballon de baudruche. Petit à petit, il occupe toute la place, soumet mon esprit à ces concupiscentes envies. Je sais que désormais seules les viriles caresses éteindront le feu qui me brule, mettant fin à ma frustration.
Alors, je pars à la recherche de ce mâle couillu (oui, l’expression est hardie, mais pour le moment, il ne s’agit pas de faire dans la dentelle!), celui qui, sauvagement, saura me happer, me plaquer contre le mur, me laissant juste le temps de s’amarrer à sa taille avant de… Pschitt!

Chapitre 3 : un ange passe jeudi, Oct 21 2010 

Malade, ce soir. Tenue casual : grosses chaussettes, pull extra large qui couvre mes genoux déjà au chaud sous le caleçon. Recroquevillée sur le canapé, à siroter mon thé pour me tenir éveillée, malgré l’heure, malgré le froid, malgré qu’il faudrait mieux dormir pour se soigner. Sweet music. Mélancolie. Me revient alors cette chanson : I’m a barbie girl … life in plastic , it’s fantastic : you can brush my hair, undress me everywhere. Des fois, je voudrais bien n’être qu’une poupée : sans coeur. (Et le seul Ken dont je rêvais, fut sans doute Ken le survivant : violence abrutissante au nom du Bien).
Le disque est fini, le silence envahit la pièce. Dehors, pas un bruit. Je crois qu’il neige. Et là, frisson étrange. Je sens sa présence. Assis, contre moi, derrière moi, il me serre dans ses bras. Il y a sa chaleur contre mon corps. Comme à chaque fois que le doute envahit ma vie, il me revient. Comme quand j’étais petite et qu’il venait me protéger des ses immenses ailes blanches. Déjà, la tranquillité interne renait.
Mais, aujourd’hui, il se produit quelquechose de tout à fait inhabituel. Du bout de ses ailes, il dessine pudiquement les contours de mon visage, de mon corps. Tout doucement. J’ose à peine respirer, je n’ose le questionner de peur que le son de ma voix l’effraie et le fasse s’envoler. Il me semble qu’un souffle caresse mon cou. Jamais mon ange ne m’avait ainsi effleuré, il s’était toujours contenté d’être là, de m’offrir sa présence rassurante.
Je me prends à rêver qu’un homme un jour puisse me toucher ainsi, avec autant d’infinie tendresse et de sensualité. Et la présence de l’ange, ce soir, me laisse croire qu’un jour mes rêves seront réalité. D’ailleurs, c’est sans doute le message qu’il voulait me délivrer car déjà il a disparu…
Merci, mon ange, d’être là.

Rêves d’une princesse mercredi, Oct 13 2010 

Mari volage
Baiser volé
Belle envolée
Sur les nuages

Fille pas sage
Aux mots osés
S’est posée
Sur le couchage

Histoire sans âge
D’amants mêlés
Sens éveillés
Qui font naufrage

Page suivante »

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer