Malade, ce soir. Tenue casual : grosses chaussettes, pull extra large qui couvre mes genoux déjà au chaud sous le caleçon. Recroquevillée sur le canapé, à siroter mon thé pour me tenir éveillée, malgré l’heure, malgré le froid, malgré qu’il faudrait mieux dormir pour se soigner. Sweet music. Mélancolie. Me revient alors cette chanson : I’m a barbie girl … life in plastic , it’s fantastic : you can brush my hair, undress me everywhere. Des fois, je voudrais bien n’être qu’une poupée : sans coeur. (Et le seul Ken dont je rêvais, fut sans doute Ken le survivant : violence abrutissante au nom du Bien).
Le disque est fini, le silence envahit la pièce. Dehors, pas un bruit. Je crois qu’il neige. Et là, frisson étrange. Je sens sa présence. Assis, contre moi, derrière moi, il me serre dans ses bras. Il y a sa chaleur contre mon corps. Comme à chaque fois que le doute envahit ma vie, il me revient. Comme quand j’étais petite et qu’il venait me protéger des ses immenses ailes blanches. Déjà, la tranquillité interne renait.
Mais, aujourd’hui, il se produit quelquechose de tout à fait inhabituel. Du bout de ses ailes, il dessine pudiquement les contours de mon visage, de mon corps. Tout doucement. J’ose à peine respirer, je n’ose le questionner de peur que le son de ma voix l’effraie et le fasse s’envoler. Il me semble qu’un souffle caresse mon cou. Jamais mon ange ne m’avait ainsi effleuré, il s’était toujours contenté d’être là, de m’offrir sa présence rassurante.
Je me prends à rêver qu’un homme un jour puisse me toucher ainsi, avec autant d’infinie tendresse et de sensualité. Et la présence de l’ange, ce soir, me laisse croire qu’un jour mes rêves seront réalité. D’ailleurs, c’est sans doute le message qu’il voulait me délivrer car déjà il a disparu…
Merci, mon ange, d’être là.
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