18 heures. Je m’apprête à éteindre l’ordinateur et fermer le bureau. Il faut aussi que je passe chez le teinturier récupérer mon manteau. A ce moment là, le boss entre en coup de vent. « Où est la comptable? » Ne la voyant pas (elle est partie, il y a plus d’une heure), il fait demi-tour « Putain, ces bonnes femmes alors! ». Puis, au moment de sortir, il s’arrête, me regarde et dit sèchement « venez dans mon bureau! ». Je le suis. « asseyez vous ». Je regarde les deux chaises qui s’offrent à moi : sur l’une, il y a une pile de papiers, sur l’autre une chemise à lui (il a dû se changer en cours d’après-midi, je suppose). Je prends la chemise, la soulève du bout des doigts pour la déposer sur la pile de papiers. Sentir sa chemise, c’est un peu comme si je touchais sa peau. « Qu’est ce que çà fait là, çà? » La question me fait sourire, mais je n’avance aucune hypothèse. Un peu déstabilisé, il a perdu sa hargne. Je m’assois, il m’explique : le Président a avancé son rendez vous, il débarque demain. Il s’arrête, agacé : en m’asseyant, j’ai presque disparu derrière la pile de papier qui envahit son bureau. « Allons, dans le petit salon de réception ». On se lève, il m’ouvre la pièce, on pose nos affaires sur une petite table ronde. il se rend compte qu’il a oublié quelque chose et repart à grandes enjambées en geulant « c’est pas possible! ». Mentalement, je dis adieu au teinturier.
Il revient, s’installe, se relève aussi vite et demande d’une vois devenue soudain douce, presque inaudible « vous voulez un café, miss? » Volontiers.
Enfin, on attaque la présentation des résultats. Le travail avance bien un certain temps. Puis la nuit a envahit le ciel qu’on aperçoit par les grandes baies vitrées, la fatigue se fait sentir. L’attention et les tensions se relâchent. Il parle de l’Histoire, sous la table, les genoux s’entrechoquent, sur la table nos mains se frôlent presque inconsciemment. Petit moment de silence, regard interrogateur. On reprend, comme si nous refusions de nous laisser distraire. Mais maintenant, il est presque 21 h, j’ai faim. J’ai froid aussi, le chauffage n’a pas encore été allumé. Je grelotte. Il se lève sans prévenir, s’éloigne et disparait derrière la porte à double battant. J’écoute le silence pesant du grand bâtiment.
Il revient. J’ai fait livrer des plats chauds, annonce-t-il et je vous prête ma veste. Je me lève, il la dépose sur mes épaules mais ses mains poursuivent le mouvement, glissent sur mes bras, m’enveloppent. On reste un instant comme çà, comme dans une acceptation mutuelle de ce muet désir qui monte, n’osant le rompre pour ne pas briser le charme. Je tourne la tête vers lui, il m’oblige à lui faire face, me guide jusqu’à la banquette derrière nous, m’y assois, s’agenouille devant moi, il s’accoude à mes cuisses, écarte un peu le string et brusquement sa langue plonge en moi. Je le laisse faire un moment, mais ce n’est pas de sa langue dont j’ai envie. Je le saisis par son nœud de cravate, le fait remonter vers moi, son buste contre le mien. Sa main prestement glisse entre nos corps, ouvre son pantalon. La pénétration est douce, je ferme les yeux le temps qu’il monte en moi…
Plus tard, on se rhabille. Le livreur fait son entrée. On replonge dans les chiffres, un peu fracassés…
Quand on ferme nos yeux mardi, Sep 28 2010
Uncategorized fantasme, main, travail 20:46
Bonne excuse! dimanche, Sep 19 2010
Uncategorized jeux coquins, main 21:39
Écarts de conduite
Dernière perversion
Que celle de jouir et le faire jouir sans le toucher
Il est là, à s’occuper de moi
De sa langue et de ses mains
Moi à plat ventre,
Lui en travers
Il m’investit avec précaution,
Avec avidité
Sa langue goute là où je n’aurai jamais osé demander
Je le caresse à peine,
Toute à la surprise de ses délicates attentions
Et son jet fuse sans prévenir…
Il ne s’arrête pas pour autant,
M’emmène au bout de mon plaisir,
Puis se relève et demande
« Est ce que j’ai progressé? »
Je réponds oui sans hésiter
Ma femme va être contente
Ajoute-t-il avant de me quitter…
Echapée, belle! vendredi, Sep 3 2010
Uncategorized corps, jeux coquins, main, rencontre, rire, travail 19:38
Petite levrette pour la forme. Il est tranquillement installé en moi et parle, parle, parle…Quel bavard! Mais attention, pas de mots doux, sucrés ni sales. Non : il me raconte son job, sa secrétaire qu’il trouve si bonne. Intéressée, je finis par questionner un peu. Il me livre un nom et j’éclate de rire. Hilare, incapable désormais de poursuivre le jeu coquin auquel nous nous adonnions, je serpente sur le lit pour me défaire de son étreinte. Il tente de me retenir, je parviens à m’extirper de ses mains. Gagné par mon fou rire, il demande dans un demi-sourire : « Quoi? Qu’ai je dit? » Je ris de plus belle, me tords tout en essayant d’échapper à ses bras qui m’enserrent, m’imposent de me calmer. Il se couche à mes côtés, caresse mes cheveux, susurre à mon oreille des phrases que je n’entends pas. Il voudrait reprendre, je ne le peux pas. Je me lève doucement, me rhabille et lui rend son argent. Médusé un moment, il finit par demander « pourquoi? ». Je ne réponds pas. Il râle, dit qu’il trouve cela rageant. Sur le seuil de la porte, je rassemble mon courage pour me retourner, sans le regarder, je lance une dernière politesse : Adieu!
Je sais que je ne le reverrais jamais.
Demain, il comprendra pourquoi j’ai ri. Demain, ou tout à l’heure, sur son bureau, il recevra la lettre que j’ai posté hier. Demain, certainement, il aura dans son courier ma demande pour intégrer sa boîte…
Bruits mercredi, Sep 1 2010
Uncategorized corps, fessée, main 21:13
Clac! La porte
Clac! La gifle
Bam! Mon corps à terre
SSS! Vetements partis
ZZZ! Il se dézippe
Slurp! Langue universelle
Aîe! Seins pincés
MMM! Il croit en moi
Clac! Fesses rougies
Grrr! Il mord
Ha! Rapide extase
Ouf! C’est fini
Des portes mercredi, Juin 16 2010
Uncategorized cul, main, provocation 20:55
La main sur la poignée, il ferme la porte de son bureau à clé. Il me regarde intrigué. Je me suis mise dos à la porte des toilettes qui cède sous la pression d’un léger coup de cul et s’ouvre.
Il passe à côté de moi en grommelant : vous savez qu’il y a des poignées? Vous avez des mains, non?
Dans un sourire, je lui réponds : les mains çà ouvre peut-être des portes, le cul çà sert à s’en ouvrir d’autres!
Il ne dit mot et passe son chemin. Peut-être que lui aussi pratique en amateur ce sport si bien connu qu’est le défonçage de porte?
Je chantonne dans son dos, assez fort pour qu’il perçoive : « moi, c’que j’aime dans la vie, c’est l’p’tit coup d’cul contre la porte, bien balancé. Le p’tit coup d’cul contre la porte »
Et je vais faire, c’que j’ai à faire, zut alors. Quel rabat-joie celui là! (Et j’aime pas les rabatteurs de fille de joie, non!)
« Le p’tit coup lalala »
