Ainsi, je te veux au soir vendredi, Fév 4 2011 

Soir d’orage en pleine montagne. Dans le petit chalet perdu au milieu des bois, un couple fatigué va se coucher.
Ils ont marché la journée durant, sous le soleil. Gravir le sommet, pique niquer là-haut, au bord d’un névé, écaler les œufs durs sur une petite pierre, déguster les tomates juteuses. Passe moi le sel, s’il te plaît. Se manger la bouche, dévorer des yeux le paysage alentours. Prendre des photos pour montrer aux enfants la beauté des cimes. Se faire des souvenirs nouveaux. Bonheur simple. Puis redescendre de ce paradis terrestre, le sac à dos léger, le cœur aussi. Marcher au rythme l’un de l’autre, se prendre la main furtivement. Revenir au chalet, s’étendre sur la chaise longue, un livre à la main. Profiter de l’été. Préparer le dîner léger : salade et grillades. Il caresse son ventre, lui mordille le cou pendant qu’elle détaille les légumes. Il graisse la viande, ajoute quelques herbes de Provence, elle saisit ses doigts, les lèche en lui adressant un regard équivoque. Ils rient. Repas tranquille sur la terrasse. Il a sans doute débouché une bonne bouteille.
– « Dis, tu te souviens? »
– « Oui. Qu’est ce qu’on fait demain? »
– « Et ce soir? »
– « Ce soir, ma belle, ma douce, ce soir, comme tous les soirs, je vais tenter de te conquérir ».
Ils échangent un sourire complice, leurs yeux pétillent.
Le soleil se couche, vaisselle. La douche, ensemble, toujours. L’un contre l’autre. Elle passe ses doigts dans les boucles de son torse : « tiens, un nouvel intrus! », murmure-t-elle. Il répond, l’air exaspéré : « encore un poil blanc! Je vieillis et tu ne te prives pas de me le faire remarquer, vilaine! » Ils s’embrassent, se sèchent, s’étendent nus sur le lit. Il fait chaud, lourd.
Dehors, les premiers éclairs zèbrent le ciel. Elle lui tend le lait après soleil anti-vieillissement. Il râle « encore tes crèmes! », mais lui étale avec application sur les épaules, les cuisses, les mollets, la massant doucement. Elle soupire de bonheur. Il s’allonge à côté d’elle : « à mon tour, maintenant ».

Un soir d’orage en pleine montagne, un couple fatigué de sa longue marche, se couche.
Les muscles de leur corps les font un peu souffrir. Mais, pourtant, leurs corps nus se touchant presque, les yeux dans les yeux, ils s’observent avec gourmandise. Leurs mains commencent un lent ballet, ils s’enlacent bientôt. Sexes collés, ils se frottent lentement.
Le tonnerre gronde maintenant, leurs souffles se mêlent. Le torrent proche a tant grossi à force de charrier des pierres qu’il n’est pas loin de déborder de son lit. Eux aussi sont trempés. Leurs râles de plaisir viennent s’ajouter au concert des éléments. Le torrent déborde ; il jouit en elle.
L’orage s’éloigne, l’accalmie revient aussi dans le chalet. De sa main, il dessine les rides de son visage. Elle l’écoute lui dire des mots d’amour et promène sa langue sur son cou salé. Tendres moments.

Un soir d’été en pleine montagne, un couple dans la soixantaine, amoureux repus, se glisse sous les draps pour s’endormir enfin.
Bonne nuit, Chéri.

De passage jeudi, Juil 22 2010 

Hommes très vite subjugués
Hommes trop vite envollés
A l’image du tout premier
Celui qui m’a fait saigner
Il s’est levé au petit matin
M’a embrassé en disant ne bouge pas, je reviens
Je l’ai attendu
Il n’est jamais reparu

Hommes (et femmes), il se pourrait que je m’éclipse un peu les prochains temps, car c’est l’heure de se lever, d’aller fouler pieds nus le sable blanc et fin des bords de mer, avec une radio qui crache « vacances, j’oublie tout, plus rien à faire du tout, j’m’envoie en l’air, çà c’est super, folie légère » (si j’ai bonne mémoire : un an sans pratiquer : dur, dur!). Pour ceux qui aiment les tendances trash, vous pouvez vous le faire « à la queue leu leu ». Si j’ai besoin d’ombre fraîche, je ferais un petit tour par ici. Amusez vous bien!

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