Petite levrette pour la forme. Il est tranquillement installé en moi et parle, parle, parle…Quel bavard! Mais attention, pas de mots doux, sucrés ni sales. Non : il me raconte son job, sa secrétaire qu’il trouve si bonne. Intéressée, je finis par questionner un peu. Il me livre un nom et j’éclate de rire. Hilare, incapable désormais de poursuivre le jeu coquin auquel nous nous adonnions, je serpente sur le lit pour me défaire de son étreinte. Il tente de me retenir, je parviens à m’extirper de ses mains. Gagné par mon fou rire, il demande dans un demi-sourire : « Quoi? Qu’ai je dit? » Je ris de plus belle, me tords tout en essayant d’échapper à ses bras qui m’enserrent, m’imposent de me calmer. Il se couche à mes côtés, caresse mes cheveux, susurre à mon oreille des phrases que je n’entends pas. Il voudrait reprendre, je ne le peux pas. Je me lève doucement, me rhabille et lui rend son argent. Médusé un moment, il finit par demander « pourquoi? ». Je ne réponds pas. Il râle, dit qu’il trouve cela rageant. Sur le seuil de la porte, je rassemble mon courage pour me retourner, sans le regarder, je lance une dernière politesse : Adieu!
Je sais que je ne le reverrais jamais.
Demain, il comprendra pourquoi j’ai ri. Demain, ou tout à l’heure, sur son bureau, il recevra la lettre que j’ai posté hier. Demain, certainement, il aura dans son courier ma demande pour intégrer sa boîte…
Echapée, belle! vendredi, Sep 3 2010
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