Tu avais dit : je ne veux pas d’une baise académique!
J’ai mis un gros collier à pointes longues et effilées, j’ai peint mes ongles et ma bouche en noir, je me suis fait les yeux charbonneux et le teint blafard. Pour le contraste, j’ai enfilé une longue robe du soir, noire, décolletée, en doux velours.
Dans ta chambre, je t’ai déshabillé. Tu t’es allongé confortablement sur ton lit. J’ai attaché tes poignets au pied du lit. Puis lentement, j’ai fait glissé mon corps sur le tien, mon collier griffant ta peau. J’ai caressé tes seins, ton sexe, mes va et vient sur ton corps laissant à chaque passage de nouvelles empreintes. Ta peau rougie finit par céder et çà et là, quelques perles de sang sont apparues.
Ton sang rouge sur la pointe de mon collier gris, c’est joli.
Ces perles rubis sur nos peaux blanches aussi.
Je te fais souffrir, parce que j’ai mal. Simplement. Ce n’est rien contre toi, ni à cause de toi. C’est peut-être parce que tu ne m’appartiens pas. Il faut que la violence que je contiens exploses à la fin. Alors, que ton sang coule!
Je lèche tes plaies, celles que j’ai ouvertes. J’entends ton souffle. Tu demandes que je cesse sur le champs et que je te détache. Je n’obéis pas. Tu changes de ton. Je croise ton regard assombri de colère. Tu me scrutes ainsi alors que je poursuis mes lacérations. Enfin, tu menaces : « je ne te conseille pas de me délivrer maintenant ».
Par défi, par jeu, immédiatement je défais tes liens. D’un bond, tu te redresses, en sifflant « à ton tour! ». Je comprends trop bien ce qui m’attend et me débats. Ma robe se déchire dans la violence de nos combats. Tu m’arraches mon collier et le promène sur mes bras, mes jambes. Je te résistes encore un peu.
Puis la fatigue s’empare de nos corps meurtris, et nous finissons, emmêlés, dans une position plus académique.
Noir et rouge, que ton sang coule! mardi, Mar 8 2011
Uncategorized bdsm, corps, provocation, sexe 22:12
Leitmotiv mardi, Jan 25 2011
rétroviseur and sexe main, questionnement, sexe 21:05
C’est doux, c’est chaud
Ses doigts, son sexe
En moi vont et viennent
Dans la chambre d’en face, sa femme dort-elle ou l’attend-elle?
Je serre les dents, plaisir muet pour ne pas attirer ses soupçons
Si toutefois, elle ne l’a pas entendu ouvrir la porte de ma chambre
C’est doux, c’est chaud
Ses doigts, son sexe
En moi vont et viennent
Songe-t-il à elle lorsqu’il s’installe sur moi?
Pourquoi moi? Combien d’autres?
Pareilles ou différentes?
C’est doux, c’est chaud
Leurs doigts, leurs sexes
En moi vont et viennent
Les mêmes questions à chaque fois reviennent
M’ont-ils aimée ou juste désirée
Ces questions, se les ont-ils posées?
C’est doux, c’est chaud
Leurs doigts, leurs sexes
En moi vont et viennent
Les mêmes histoires qui se répètent à l’infini
Ne plus réflechir pour pouvoir jouir
Oublier la souffrance qui naît de ces questions dans la jouissance
Mais finir seule, dégoulinante, écartelée, décervelée.
C’est doux, c’est chaud
Tes doigts, ton sexe
En moi vont et viennent
C’est bon et j’aime.
(Et l’Autre?)
Les hommes qui passent jeudi, Déc 2 2010
Uncategorized corps, sexe 21:10
Dans la chambre étrange qui ressemble à un palais des glaces, une baie vitrée immense laisse entrer la lumière vive du dehors, en ce matin ensoleillé. Au plafond, une peinture laquée, métallique, qui renvoie le reflet du lit. Sur la cheminée, trône une immense glace, les portes des placards sont des mirroirs. Dans cette mise en scène hors du commun, trois corps se déchainent. Les images se reflètent à l’infini, sous toutes les coutures, se déforment, se mélangent.
Le premier vient en moi, se retire rapidement pour laisser la place au deuxième qui jouit peu après.
Alors, je saisis sur la table de nuit le petit mirroir à main et le place devant mon sexe ouvert. Je regarde fascinée, leurs deux jus mêlés déborder, se répandre en un torrent de lave blanc…
Définitivement, je suis une catin.
Safe sex jeudi, Oct 28 2010
Uncategorized fantasme, main, sexe 21:16
Le virtuel, c’est safe! Pas besoin à l’instant X de se préoccuper d’avoir sous la main le matériel nécessaire, pas de panique à l’idée que celui-là a décidément l’air bien mal emmanché (je sais, s’encapuchonner demande un tantinet d’entrainement mais puisque le commun des mortels se branle devant un film porno, autant en profiter pour joindre l’utile à l’agréable avant le grand jour!)
Le virtuel, c’est facile : dans toutes les positions, on ose les contorsions. Aucun risque de rester coincé, d’avoir mal aux fesses après une bonne raclée, ni de crampe au poignet (ou ailleurs). Et en plus, là, çà peut durer des heures!.Tiens, j’avais même imaginé une petite séance que j’intitulerai « domination esthétique » ou l’art de s’empaler tout doucement en faisant le grand écart sur ton sexe dressé, les mains posées sur ta poitrine pour garder l’équilibre (en plus, tu as vu, je suis légère comme une plume!) Oui, mais dans la réalité, je ne suis pas un petit rat de l’Opéra, alors, oublie çà! (Si, si, tout de suite, tu oublies!)
Tu vois, le virtuel c’est à la fois propre et fun, rien qui dégouline ou qui déborde (enfin, si peu!)
Oui, mais voilà, malgré tout, çà manque de sel. On a beau avoir toute facilité pour dire des mots épicés, moi, ce que je veux, c’est mordre dans ta chair. Il parait que je suis… carnassière!
Politesse samedi, Sep 11 2010
Uncategorized rencontre, sexe 20:48
Je n’aime pas les impolis pédants qui ne viennent vous saluer que lorsqu’ils y ont un intérêt
Mais j’aime le sexe sale avec des hommes courtois
J’aime les hommes intimidés qui oublient de me tutoyer
J’aime les hommes exaspérés parce que je préfère les vouvoyer
J’aime sourire à un bonjour pourvu qu’il soit sincère et non commandé par les règles de politesse.
Bonsoir!
