Un soir tard, il me reçoit dans ses bureaux. Quelques salariés zélés, l’équipe de ménage traînent encore dans les couloirs. Alors, il m’entraîne au bout d’un couloir dans un petit local fermé. Il ne s’agit pas de notre première rencontre, aussi, connaissant mieux ses goûts et ses envies, je plaque mes mains derrière sa tête, attirant son visage dans mon décolleté en murmurant : mords moi, s’il te plaît, éteins dans la douleur de la morsure, ce feu qui me ronge.
Il se dégage alors, saisit ma nuque de sa main gauche, m’obligeant à me courber en deux. Et sa main droite vient claquer sur le rebond de mes fesses. Je pousse un léger cri de surprise. Il frappe de nouveau en disant : « taisez vous! » Puis encore, il me fesse en disant « décidément, Mademoiselle, vous n’êtes pas sage du tout », et comme je proteste avec véhémence, une nouvelle claque s’abat. Alors, je me suis résignée à recevoir encore quelques coups, mais cela n’a pas duré : il avait mieux à faire que de me frapper!
Chut! mercredi, Jan 26 2011
fesses desir, fessée, fesses, travail 21:08
Pré-sélection mercredi, Jan 12 2011
Uncategorized Eros, refus, travail 20:33
Je suis en passe de devenir la reine du râteau et j’aurai pu intituler de billet « comment évincer un prétendant de façon élégante ».
Imaginez qu’un homme, relativement séduisant, vous lance à l’occasion quelques œillades équivoques, accompagnées d’un large sourire (ben oui, quoi, çà existe encore des hommes qui savent vous faire comprendre, sans être déplaisant, qu’ils ont une petite fringale!). Bon, soyons clair : des sourires, çà ne se refuse pas, jamais! Donc je les rend, toujours. Mais le problème c’est qu’en agissant ainsi, forcément, nécessairement, j’entretiens ledit galant dans ses espoirs de devenir un jour mon Eros.
De fait, il profite de la nouvelle année pour m’adresser un message plus personnel. Que faire? Je ne tiens pas spécialement à le bannir définitivement de ma liste des « bons coups potentiels ». Qu’à cela ne tienne! Je lui ai répondu poliment en étendant mes voeux à sa famille, dont je ne sais rien. Une façon de lui faire comprendre que mes faveurs ne lui étaient pas acquises avec certitude. La seule chose qu’on ne maitrise pas alors, c’est la durée pendant laquelle on va pouvoir le faire ainsi patienter.
Garce! mardi, Oct 19 2010
Uncategorized exhibition, masturbation, provocation, travail 19:30
Pénurie d’essence oblige, je me vois contrainte à faire du covoiturage. Or le partage n’est pas dans mes usages.
Je suis en retard pour ma réunion d’équipe avec le chef de projet. Mais voilà, le stress a sur moi des effets pervers. Aussi, une fois installée aux côtés de mon chauffeur, je me laisse gagner par la tiédeur, et je glisse ma main entre mes cuisses, sous ma micro-jupe.
Il a capté mon mouvement, évite de me regarder avec insistance mais ne peut détourner totalement les yeux. Son malaise visible m’encourageait à poursuivre. J’ai appuyé ma botte échasse sur le tableau de bord, faisant encore remonter mon vêtement qui, de fait, ne cachait presque plus rien.
L’embouteillage matinal nous fait côtoyé un camionneur : celui-ci s’est trouvé une distraction et je ne compte rien soustraire à sa vue plongeante. Je finis par ôter mon slip et termine ma petite séance juste avant que nous atteignions les grilles de l’entreprise.
Je glisse le sous-vêtement dans mon sac, reprend une position décente. Je quitte la voiture, lance au collègue, mal remis du spectacle offert de bonne grâce, un « bonne journée et merci ». Le fluide s’écoule le long de mes bas, qu’importe, je n’ai pas le temps de remédier à çà.
Je gagne la salle de réunion : l’équipe féminine s’est installée, empressée à proximité du chef de projet. Il faut bien avouer qu’il n’a rien de repoussant. Alors, je m’assois lentement face à lui, les jambes franchement ouvertes tout en m’excusant de mon retard.
Son regard glisse lentement de mes cuisses à mes yeux. Il me sonde quelques instants, sans doute pour vérifier que l’offre lui est consciemment destinée. Il répartit les tâches de chacune et, sans surprise, m’enrôle pour l’accompagner dans ses déplacements.
La réunion de travail est terminée, il renvoie tout le monde mais me demande de rester pour régler les derniers détails. J’attends, immobile. Il ferme la porte et s’approche de moi en disant : je crois n’avoir pas bien saisi vos arguments. « Ceux-là? », demandais-je en remontant ma jupe. « Ceux-là mêmes », répond-il pendant que ses doigts se lancent dans l’exploration du mont vénusien…
On ne dit pas mercredi, Sep 29 2010
Uncategorized corps, desir, rencontre, travail 20:35
Il y a dans le bureau d’en face une dizaine de mâles, petits ou grands, bruns ou rasés et quelques représentantes de la gent féminine. Mais surtout, il y a Lui. Tenues seyantes légèrement extravagantes, cette touche d’originalité qui me change des habituels costards-cravate.
Il s’encadre dans la porte et je ne vois que lui, épaules carrés, muscles saillants mis en valeur par un haut très ajusté. Quelques jours pour se sourire. Puis, il me salue. Être surprise et rougir violemment, comme une débutante. Il pourrait être gardien de la paix mais je ne la connais plus depuis que je l’ai vu. J’ai rêvé qu’il soit encore mon garde du corps. Sentir son absence seule le soir, et par défaut, choisir le paquet de cacahouètes, visionner Bodygard en sirotant un verre de vin de noix. (Promis, je ne chanterai pas…)
Sa mission se termine à la fin de la semaine. Alors, de retour de pause, se croiser dans l’escalier, plonger mon regard dans le lac clair de ses yeux et lui avouer : çà ne se dit pas mais, je vous veux. Il a sourit et s’est approché…
Quand on ferme nos yeux mardi, Sep 28 2010
Uncategorized fantasme, main, travail 20:46
18 heures. Je m’apprête à éteindre l’ordinateur et fermer le bureau. Il faut aussi que je passe chez le teinturier récupérer mon manteau. A ce moment là, le boss entre en coup de vent. « Où est la comptable? » Ne la voyant pas (elle est partie, il y a plus d’une heure), il fait demi-tour « Putain, ces bonnes femmes alors! ». Puis, au moment de sortir, il s’arrête, me regarde et dit sèchement « venez dans mon bureau! ». Je le suis. « asseyez vous ». Je regarde les deux chaises qui s’offrent à moi : sur l’une, il y a une pile de papiers, sur l’autre une chemise à lui (il a dû se changer en cours d’après-midi, je suppose). Je prends la chemise, la soulève du bout des doigts pour la déposer sur la pile de papiers. Sentir sa chemise, c’est un peu comme si je touchais sa peau. « Qu’est ce que çà fait là, çà? » La question me fait sourire, mais je n’avance aucune hypothèse. Un peu déstabilisé, il a perdu sa hargne. Je m’assois, il m’explique : le Président a avancé son rendez vous, il débarque demain. Il s’arrête, agacé : en m’asseyant, j’ai presque disparu derrière la pile de papier qui envahit son bureau. « Allons, dans le petit salon de réception ». On se lève, il m’ouvre la pièce, on pose nos affaires sur une petite table ronde. il se rend compte qu’il a oublié quelque chose et repart à grandes enjambées en geulant « c’est pas possible! ». Mentalement, je dis adieu au teinturier.
Il revient, s’installe, se relève aussi vite et demande d’une vois devenue soudain douce, presque inaudible « vous voulez un café, miss? » Volontiers.
Enfin, on attaque la présentation des résultats. Le travail avance bien un certain temps. Puis la nuit a envahit le ciel qu’on aperçoit par les grandes baies vitrées, la fatigue se fait sentir. L’attention et les tensions se relâchent. Il parle de l’Histoire, sous la table, les genoux s’entrechoquent, sur la table nos mains se frôlent presque inconsciemment. Petit moment de silence, regard interrogateur. On reprend, comme si nous refusions de nous laisser distraire. Mais maintenant, il est presque 21 h, j’ai faim. J’ai froid aussi, le chauffage n’a pas encore été allumé. Je grelotte. Il se lève sans prévenir, s’éloigne et disparait derrière la porte à double battant. J’écoute le silence pesant du grand bâtiment.
Il revient. J’ai fait livrer des plats chauds, annonce-t-il et je vous prête ma veste. Je me lève, il la dépose sur mes épaules mais ses mains poursuivent le mouvement, glissent sur mes bras, m’enveloppent. On reste un instant comme çà, comme dans une acceptation mutuelle de ce muet désir qui monte, n’osant le rompre pour ne pas briser le charme. Je tourne la tête vers lui, il m’oblige à lui faire face, me guide jusqu’à la banquette derrière nous, m’y assois, s’agenouille devant moi, il s’accoude à mes cuisses, écarte un peu le string et brusquement sa langue plonge en moi. Je le laisse faire un moment, mais ce n’est pas de sa langue dont j’ai envie. Je le saisis par son nœud de cravate, le fait remonter vers moi, son buste contre le mien. Sa main prestement glisse entre nos corps, ouvre son pantalon. La pénétration est douce, je ferme les yeux le temps qu’il monte en moi…
Plus tard, on se rhabille. Le livreur fait son entrée. On replonge dans les chiffres, un peu fracassés…
Score jeudi, Sep 16 2010
Uncategorized jeux coquins, regard, rencontre, séduction, travail 21:51
Aujourd’hui, allez savoir pourquoi, je me suis mise à scorer. Il faut dire qu’en sortant de chez moi, je croise toujours ce voisin révérencieux : mais là, en une minute, j’ai droit à un « ravissante jeune fille, je vais toujours bien quand je vous croise, vous êtes mon soleil ». il fait chaud, il fait beau, et je vais être en retard. J’esquive, sourire aux lèvres et je fixe la règle : regard appuyé – 1 point
sourire ravi – 2 points
compliment – 3 points
+ si affinités – 4 points
J’arrive au boulot, je monte les marches, regard. Bises à l’un, lueur malicieuse, bise à l’autre qui me toise de la tête aux pieds (tiens, il me calcule, lui, aujourdh’ui?) (les bises, çà compte pas, c’est comme d’habitude). Les filles s’y mettent aussi. Quel délicieux supplice! Fin de journée, je quitte. Un des hommes de la société d’entretien m’aborde pour la première fois. Retour sage, pas de soirée débauche improvisée mais 33 points pour la « femme fatale toujours élégante ». Je ne sais ce qui m’a le plus plu, certainement les commentaires, plus que le score!
Surement puéril, ce plaisir égoïste!
A califourchon! lundi, Sep 13 2010
Uncategorized costume, friponne, provocation, travail 21:17
Ce matin, j’ai une allure cavalière, dont je ne suis pas peu fière ; mes cuissardes couvrant mon pantalon. Une collègue me croise et, comme souvent, lorsque je porte ce genre de tenue, elle me demande si je suis venue à cheval. Lassée de ses moqueries, je m’arrête, la regarde avec attention pour capter la moindre de ses réactions et répond froidement : non, c’est juste que j’ai rendez vous avec un bel étalon à midi et s’il est bien dressé, je le monterais en amazone! Sa tete fait un mouvement de recul. Surprise, elle l’est certainement! Je n’ai pas pour habitude de me montrer aussi peu sage dans mon proche entourage. Je lis dans son regard toute la réprobation qu’elle ressent à mon égard. Alors, je m’éloigne en disant : zut, j’ai oublié ma cravache!
Echapée, belle! vendredi, Sep 3 2010
Uncategorized corps, jeux coquins, main, rencontre, rire, travail 19:38
Petite levrette pour la forme. Il est tranquillement installé en moi et parle, parle, parle…Quel bavard! Mais attention, pas de mots doux, sucrés ni sales. Non : il me raconte son job, sa secrétaire qu’il trouve si bonne. Intéressée, je finis par questionner un peu. Il me livre un nom et j’éclate de rire. Hilare, incapable désormais de poursuivre le jeu coquin auquel nous nous adonnions, je serpente sur le lit pour me défaire de son étreinte. Il tente de me retenir, je parviens à m’extirper de ses mains. Gagné par mon fou rire, il demande dans un demi-sourire : « Quoi? Qu’ai je dit? » Je ris de plus belle, me tords tout en essayant d’échapper à ses bras qui m’enserrent, m’imposent de me calmer. Il se couche à mes côtés, caresse mes cheveux, susurre à mon oreille des phrases que je n’entends pas. Il voudrait reprendre, je ne le peux pas. Je me lève doucement, me rhabille et lui rend son argent. Médusé un moment, il finit par demander « pourquoi? ». Je ne réponds pas. Il râle, dit qu’il trouve cela rageant. Sur le seuil de la porte, je rassemble mon courage pour me retourner, sans le regarder, je lance une dernière politesse : Adieu!
Je sais que je ne le reverrais jamais.
Demain, il comprendra pourquoi j’ai ri. Demain, ou tout à l’heure, sur son bureau, il recevra la lettre que j’ai posté hier. Demain, certainement, il aura dans son courier ma demande pour intégrer sa boîte…
